Armand Leclerc, prix MERAC 2026 de la meilleure thèse en astrophysique théorique
le 2 avril 2026
Armand Leclerc, jeune docteur du CRAL, a été désigné lauréat du prix MERAC de la Société européenne d'astrophysique (EAS), pour la meilleure thèse en astrophysique théorique. Celle-ci porte le titre « Topologie des ondes pour l'astérosismologie ».
Armand Leclerc - Armand Leclerc Décerné tous les deux ans par la Fondation MERAC – Mobilisation de la recherche européenne en astrophysique et cosmologie – le prix MERAC a pour but de valoriser et soutenir les jeunes astronomes européens à travers une mise en lumière et un apport financier. Une distinction prestigieuse qui vient récompenser les travaux d’Armand Leclerc pour le développement d'une nouvelle description topologique des ondes et des oscillations dans les étoiles, apportant de nouvelles perspectives en astérosismologie et en héliosismologie.
« Je suis très fier ! C'est un plaisir immense que ma thèse soit tellement mise en lumière et reconnue par notre communauté, commente Armand Leclerc. Ce prix nous fait honneur, à moi mais aussi à mon directeur de thèse au sein du CRAL, Guillaume Laibe, et à nos collaborateurs à l'ENS de Lyon sans qui tout ce projet n'aurait pas eu lieu. »
Comprendre le comportement des ondes sismiques qui agitent la surface des étoiles
« Mes travaux de thèse étudient les ondes sismiques qui se propagent dans les étoiles, les tremblements d'étoiles. Le domaine de l'astérosismologie interprète ces vibrations qu'on voit agiter leur surface pour déduire leur structure interne qui est cachée, comme sur Terre, explique-t-il. Le cœur de ma thèse, c'est de regarder ces ondes à la lumière de la physique topologique, qui initialement avait été construite pour éclairer certains phénomènes en physique quantique, ici pour obtenir des résultats nouveaux sur les ondes sismiques stellaires et une nouvelle compréhension de certains de leurs comportements. Ce nouveau point de vue a porté ses fruits, qui proposent de nouvelles manières de dompter les séismes stellaires pour déduire des choses encore non mesurées de l'intérieur des étoiles, notamment de notre Soleil. »
Développer les capacités de la sismologie
Concernant les prochaines étapes, Armand Leclerc ne manque pas d’enthousiasme et compte bien garder la tête dans les étoiles : « Il y a encore beaucoup, beaucoup de choses à apprendre et à comprendre sur les étoiles ! Je travaille actuellement en Autriche, à l'ISTA, en tant que chercheur post-doctoral avec le Dr. Lisa Bugnet, pour développer les capacités de la sismologie afin qu'elle nous renseigne sur la vie magnétique des étoiles. Je vais continuer à poursuivre mes recherches à l'interface entre physique quantique et physique stellaire. »
À noter qu’en l’honneur du prix qu’il a remporté, Armand Leclerc donnera, aux côtés des cinq autres lauréats des prix EAS 2026, une conférence plénière lors de la réunion annuelle de la Société européenne d'astronomie, qui se tiendra à Lausanne, en Suisse, du 29 juin au 3 juillet 2026.