le 20 novembre 2018

L'Agence spatiale européenne (ESA) persiste et signe : ExoMars 2020 met le cap sur le site martien déjà sélectionné en 2015 et défendu par l'équipe du Laboratoire de géologie de Lyon.


Une vue de la région martienne d'Oxia Planum, riche en argile et sélectionnée par l'équipe lyonnaise de Cathy Quantin-Nataf du LGL-TPE comme possible lieu d'atterrissage pour le rover ExoMars (crédits : NASA/JPL-Caltech/Université d'Arizona).

Bien qu'on ait régulièrement l'impression d'entendre que de l'eau vient d'être découverte sur Mars, la présence de vie passée ou présente sur la planète rouge reste toujours une hypothèse. La mission ExoMars, la plus ambitieuse scientifiquement et financièrement jamais portée par l'ESA, a notamment pour objectif de rassembler des indices biologiques permettant de consolider, et pourquoi pas valider, cette hypothèse.

Un rover (robot roulant) sera envoyé à la recherche de traces de vie. Concrètement, il doit extraire du sol martien des carottes (échantillons d'un centimètre de diamètre et de trois centimètres de long) et les analyser grâce à un mini-laboratoire embarqué.

Un appel à proposition a été lancé en 2013 par l'ESA pour choisir le site sur lequel le rover allait se poser. La plaine d'Oxia Planum, le site défendu par l'équipe de Cathy Quantin-Nataf du Laboratoire de géologie de Lyon : Terre, planètes, environnement, a alors été choisi au terme d'une longue et intense compétition internationale. Mais en 2016, coup de théâtre : la mission est reportée et l'agence décide de remettre les sites en compétition. L'équipe lyonnaise se remet donc au travail pour approfondir leur connaissance du site et rassembler de nouveaux arguments pour le défendre.

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Retrouvez également le communiqué de presse complet du CNES ici.
 
Publié le 20 novembre 2018 Mis à jour le 23 novembre 2018